Quimper - Pont L'Abbé- 18 Décembre 2021 -

 

Pierrick Chuto sort « Bien aimée Marie Anne, une histoire d’amour en Cornouaille au XIXe siècle » 

 

L’auteur Pierrick Chuto sort son neuvième livre « Bien aimée Marie Anne, une histoire d’amour en Cornouaille au XIXe siècle ». L’histoire d’un amour épistolaire d’un bas breton en 1863.

Le titre du livre et le dessin y figurant sont un cliché, non retouché, d’une des neuf lettres retrouvées remontant à 1863.

 

Pierrick Chuto, ancien commerçant à Pont-l’Abbé, vient de publier son neuvième ouvrage sous le titre « Bien aimée Marie Anne ». Un livre de 72 pages qui relate les relations affectives de l’époque. À partir d’un lot de neuf lettres écrites par son arrière-grand-père à sa promise, en 1863, et retrouvées miraculeusement intactes, l’auteur a fouillé les archives pour reconstituer le cheminement aboutissant au mariage.

 

De véritables œuvres d’art

Chacune de ces lettres est rédigée sur une feuille avec en entête des motifs floraux peints à la main, chaque fois différents. Le texte est écrit à la plume avec les plis et les déliés, dans un langage très respectueux. Le vouvoiement est de rigueur et la signature est précédée de la formule, « votre désireux (ou dévoué) prétendant ».

 
Haut de page d’une lettre du 17 mars 1863, la demoiselle deviendra sa dame.
 

La première femme décorée du Mérite agricole

Plongé au sein du monde rural, Pierrick Chuto fait revivre le Pays glazik du XIXe siècle, la peur du qu’en-dira-t-on chez les amoureux, la honte du sentiment affiché, le partage des fermes, l’influence du clergé et le rôle minoré de la femme. C’est toute la vie d’un couple attachant que l’auteur nous fait vivre, une vie qui ne s’est pas toujours déroulée comme prévu. Marie Anne, restée veuve, a été la première femme décorée du Mérite agricole.

 

Pratique

« Bien Aimée Marie Anne », de Pierrick Chuto. Un livre en couleur, en vente uniquement sur le site de l’auteur www.chuto.fr au prix de 12 €.

 

Quimper  - 02 Janver 2022

 

 

 

Finistère. Une correspondance amoureuse en Cornouaille au XIXe siècle

Tout commence lors de travaux effectués à Bénodet (Finistère), dans la maison familiale. Pierrick Chuto a découvert neuf lettres de la correspondance amoureuse de ses arrière-grands-parents avant leur mariage en 1863. Il en a fait un joli petit livre plein de tendresse et de poésie.

Pierrick Chuto présente son dernier ouvrage, « Bien aimée Marie Anne ».

Infatigable fouineur d’archives et de journaux anciens (Le Quimpérois, L’Impartial du FinistèreLe Finistère), Pierrick Chuto a déjà écrit huit livres dédiés à la Cornouaille à travers la vie de ses ancêtres, d’événements, de faits divers, de luttes entre Blancs et Rouges, des enfants trouvés, etc. Le sujet de son neuvième opus est un regard sur l’histoire d’amour de ses arrière-grands-parents avant, pendant et après leur mariage en juin 1863.

Lettres d’un prétendant à sa promise

Tout commence par la découverte de neuf lettres datées de 1863 lors de travaux effectués à Bénodet (Finistère), dans la maison familiale. Des lettres écrites par Louis-René Thomas, 24 ans, agriculteur à Penhars, son arrière-grand-père, à Marie-Anne Cosmao, 20 ans, du village de Quillien à Plogonnec, sa future épouse. Sur des feuilles ornées de motifs floraux peints à la main et presque à chaque fois différents, mon ancêtre, d’une belle écriture et dans un style très académique, correspond avec l’élue de son cœur qu’il nomme tout d’abord Mademoiselle avant de l’appeler Bien aimée Marie-Anne »,​écrit Pierrick Chuto, dans la préface de son livre.

Délicatesse, retenue, respect, patience et pudeur

Des lettres qui fourmillent de détails, souvent savoureux, sur la manière de vivre, de penser et d’aimer en Cornouaille, au milieu du XIXe siècle où le prétendant déclare ses intentions à sa promise avec délicatesse, retenue, respect, patience et pudeur.

 

Les lettres font pour la plupart quatre pages recto-verso.

 

À travers ces lettres, qui font pour la plupart quatre pages recto-verso, et que Louis-René termine par votre bien désireux prétendant ou votre tout dévoué et respectueux prétendant, je fais vivre l’évolution de la relation des deux amoureux dans le contexte du moment, aussi bien du côté des mœurs très marqués par le poids des convenances, de la religion et du regard des autres qu’au niveau de la vie quotidienne à Penhars », ​précise l’auteur qui en retranscrit in extenso dans son texte, et en italique, les expressions les plus parlantes.

 

La signature de Louis-René Thomas.

 

Par exemple, quand les deux amants s’inquiètent du qu’en-dira-t-on, Louis-René écrit que dans les campagnes les nouvelles vont vite et je ne souhaite pas que les bonnes commères trouvent un sujet intarissable à traiter. Mais cela ne peut plus nous effrayer. Comme on dit vulgairement : la langue est ce qu’il y a de mieux et de pire au monde ».

Marie-Anne, première Française à être décorée du Mérite agricole

Et comme Pierrick ne souhaite pas abandonner ses héros en si bon chemin, il va accompagner le couple marié le 10 juin 1863 jusqu’au décès de Marie-Anne, le 9 décembre 1911. Trente pages pour décrire la vie de ce couple attachant, sous la forme de quelques extraits d’un journal que je fais tenir par mon arrière-grand-père »,​précise Pierrick Chuto.

On y lit entre autres comment, maire très estimé, républicain modéré, de 1867 jusqu’à sa mort en mars 1879, il a mené les affaires de sa commune avec efficacité et bienveillance dans un environnement politique et social difficile.

Comment Marie-Anne, restée seule avec ses quatre enfants mineurs, est devenue le 12 février 1885 la première Française à recevoir la distinction de chevalier du Mérite agricole. Elle sera admise au grade d’officier en juillet 1893. Aujourd’hui, Louis-René et Marie-Anne reposent dans un caveau du cimetière de Penhars, la commune qu’ils ont tant aimée », ​conclut Pierrick Chuto.

Le livre Bien aimée Marie Anne, une histoire d’amour en Cornouaille au XIXe siècle, est vendu au prix de 12 €, uniquement sur le site de l’auteur : http://www.chuto.fr/ ou par courrier à Association de Saint-Alouarn, 19 rue Porrajenn, 29700 Plomelin.

 

Cap Caval. Serge Duigou. N° 46 Juillet 2021

 

Capcaval 46

Pont L'Abbé- 02 Avril 2021 -

 

Pierrick Chuto . Pont l'Abbé

Hors-la-loi en Bigoudénie "Faîtes entrer les accusés"

 

« Hors la loi en Bigoudénie » de Pierrick Chuto sous-titré « Crimes et forfaits de 1830 à 1916 » vient de sortir. L’auteur dévoile 17 histoires judiciaires, 17 histoires vraies qui ont fait trembler le Pays bigouden.

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 Pierrick Chuto présente son nouveau livre : « Hors la loi en Bigoudénie, crimes et forfaits de 1830 à 1916 ». (Steven Lecornu)

 

 

Il voulait être journaliste. Il est devenu commerçant. Pendant 40 ans. Pierrick Chuto, le Glazik, est bien connu des Bigoudens. Il a tenu une boutique de vêtements pendant 40 ans à Pont-l’Abbé. Mieux, il fut président de l’Union des commerçants du centre-ville, pendant 13 ans, un record jamais égalé. C’est en 2008, alors à la retraite que le Plomelinois commence à prendre la plume. Et à y prendre goût. Sept ouvrages plus tard, Pierrick Chuto continue à explorer l’histoire locale. Cette fois-ci, du côté des faits divers. « Hors la loi en Bigoudénie » compile 17 histoires vraies qui se déroulaient entre 1830 et 1916 en Pays bigouden. « Je n’ai rien inventé ! », tient à préciser l’auteur. Larcins, meurtres, agressions, incendies… Ici, les assassins côtoient les petits voleurs. « Ils étaient passibles, eux aussi, de la cour d’assises », révèle-t-il.

 

Une justice bien plus rapide et sévère qu’aujourd’hui

 

Les peines ? Elles sont le reflet d’une justice bien plus rapide et sévère qu’aujourd’hui. Ici, point de bracelet électronique mais plutôt des travaux forcés au bagne (parfois à perpétuité), de la prison ferme voire des condamnations à mort. Pont-l’Abbé, Combrit, Plozévet, Penmarc’h, Plobannalec sont le théâtre de récits, souvent sanglants, sur fond de misère. Sous nos yeux, des gens ordinaires, de toutes classes sociales, commettent des actes extraordinaires. « J’ai préféré ne pas traiter les affaires de mœurs et d’infanticides qui encombrent les archives », explique Pierrick Chuto. Ce dernier a beaucoup fréquenté les Archives départementales à Quimper et a consulté abondamment la presse ancienne si riche en faits divers. « Passionné par la série U (justice), j’ai passé de nombreuses heures à étudier les dossiers d’instruction », confie l’ancien conseiller de prud’hommes. « Hors la loi en Bigoudénie » est le fruit d’un an et demi de travail quotidien. Quelques affaires sont racontées du point de vue de la victime ou d’un témoin direct de la scène. Certaines d’entre elles, les plus retentissantes, sont encore dans les mémoires. « Elles ont parfois pu être romancées », commente l’écrivain qui ambitionne de rétablir la vérité.

 

Un tirage à 600 exemplaires

 

Avez-vous un lien avec ces histoires ? C’est possible. Dans sa préface, Pierrick Chuto « adresse toutes ses excuses anticipées aux descendants des personnes condamnées. Le plus souvent, ils ignorent cet épisode de leur histoire familiale, un voile opaque ayant été jeté sur le passé de ces ancêtres, jugé peu recommandables ». Depuis toujours, les Français vouent une passion aux faits divers. Certainement parce qu’il est d’abord question d’humain. Et que ces humains sont des personnes qui nous ressemblent. Ces intrigues, séquencées, « Hors la loi en Bigoudénie », se lisent comme un roman. Tiré à 600 exemplaires, le livre de Pierrick Chuto devrait rencontrer un beau succès. Cela ne serait que justice.

 

Pratique

 

« Hors la loi en Bigoudénie, Crimes et forfaits de 1830 à1916 », disponible à la vente dans quatorze enseignes (Pays bigouden, Cap Sizun et en région quimpéroise). Prix : 19 €. Pierrick Chuto sera en dédicace samedi de 10 h à 12 h à la libraire Graffiti à Plonéour-Lanvern.

 


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