Isabelle Le Boulanger

Auteur de l’Abandon d’enfants.  L’exemple des Côtes-du-Nord au XIXe siècle.

 Je suis bien contente que mes travaux vous aient donné l'envie d'écrire ce livre. Le thème de l'abandon d'enfants est passionnant et met en lumière non seulement la profonde misère du Finistère au XIXe siècle mais aussi les mentalités intransigeantes de l'époque à l'égard des filles-mères. Vous avez su, grâce à votre travail rigoureux, relater l'histoire des petits abandonnés avec humanité et de manière abordable pour le grand public. Tous les aspects de la question sont traités de manière attrayante entre billets pathétiques laissés sur les enfants, patronymes attribuées à la va-vite par le personnel de l'hospice et nourrices sans compassion pour les enfants qu'elles élèvent. Que d'heures passées aux archives! Félicitations!

 

 

 

  Sylvain Alcover

Merci pour un travail de fond remarquable qui permet de jeter un peu de lumière sur un sujet resté jusqu'à maintenant plutôt obscur et qui aide notre famille à comprendre un peu mieux des origines mystérieuses.

 

Denise Celton

J’ai lu votre livre avec attention,  tour à tour (sans jeu de mot) j'ai été émue, peinée ou amusée, selon les sujets abordés. Nos administrations n'ont guère changé en ce qui concerne les finances ou améliorations à apporter. Mais il y a toujours des personnes de bonnes volontés, heureusement !!! Je vais me permettre d'étoffer ma généalogie (en citant mes sources évidemment).

 

Daniel Kernaleguen

 C’est vrai que c'est un sacré travail que tu as publié là. Il permet de mieux se rendre compte de cette histoire dont on entend des bribes au sujet de telle ou telle famille concernée mais sans en connaître les tenants et aboutissants.

Comme je travaille sur Quilinen/Kilinenn et sur ses registres de décès, entre-autres, je me rends compte qu'au 18ème siècle, avant la période que tu étudies, il y avait pas mal d'enfants placés en nourrice par des commerçants, artisans et fonctionnaires de Quimper. Je pense donc que cette pratique a dû se poursuivre au 19ème. Il aurait été intéressant de connaitre et de comparer les prix pratiqués et les familles sélectionnées par les deux systèmes.

J'ai bien sûr suivi, tout au long de ton histoire, les difficultés budgétaires de l'institution et le rôle des différents intervenants (maires, préfet...). Je remarque que dans les années 40 par exemple, la majorité des noms donnés sont issus du breton.

Ainsi  en1844:

Balan, Bali, Banez, Baol, Bar, Baz, Bellen, Belost, Benvec, Beol, Bern, Bers, Beusi, Beven, Bili, Billic...

Armelle Pilven de Féraudy

J’ai eu la surprise de voir mentionné mon aïeul, Jean-Baptiste Descamps, une branche qui me donne bien des difficultés et que je n'arrive pas à remonter. Pendant la Révolution, lui et une partie de sa famille avaient été emprisonnés,  mais je n'ai pas plus de détails. La tradition familiale raconte qu'il devait être guillotiné mais que quand le nom a été appelé, un autre Descamps s'est levé et a été guillotiné à sa place. J'ai hérité de couverts gravés à ses initiales.

Merci encore pour cet ouvrage passionnant qui ouvre des perspectives intéressantes sur l'histoire sociale.


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