Catherine Delahoche
Au sujet des Hors-la-loi en Bigoudénie
J ai lu votre livre avec grand plaisir et grand intérêt. J'ai beaucoup aimé la "vie" dont vous avez su étoffer vos personnnages, en le situant dans leur milieu, leur famille, dans leurs travers. Cela rend les récits très vivants et très humains, au delà des simples transcriptions de faits divers, tels que les registres et sans doute les journaux d'époque peuvent les condenser.
Je pense que vous avez du partir de faits divers parus dans les journaux d'époque , mais après, comment avez vous fait ce travail de journaliste ? Je serai curieuse de connaitre le fil de votre travail, votre méthode....
Comme vous citez vos sources, je me rends compte du temps incroyable que cela a du vous prendre de reconstruire ces histoires, les rédiger pour leur donner vie et leur donner de la vie.
Je vous ai lu avec "avidité", allant d'histoire en histoire avec impatience.
Je concluerai en disant qu vous avez su donner dans ce livre, tout le sel de la lecture, celui qui passionne et qui ouvre l'imagination en créant mentalement les décors, les personnages , comme un film qui est projeté dans la tête, derrière les yeux qui lisent.
.Bernard Charon, historien
Au sujet des Hors-la-loi en Bigoudénie
Une fois encore, Pierrick Chuto nous surprend par la manière dont il perçoit l’humain, avec ses moments de bonheur et les autres, parfois semés de rencontres avec des personnages – En Bigoudénie, mais ce pourrait être ailleurs – sans scrupules, meurtriers par jalousie ou qui vivent très mal car ils ont « ce rapport de compétition (qui) perdure chez la personne adulte [1] ». Ils ont « l’impression que les autres ont plus qu’elle (ou que lui) ». Ils ne supportent pas l’injustice qui leur est faite.
Chacune de ses phrases redonne vie à des victimes et à des bourreaux. Si vous avez déjà lu Les exposés de Creac’h-Euzen – les enfants trouvés de l’hospice de Quimper au XIXe siècle – vous aurez constaté que chaque page est une tranche de vie, avec sa noirceur, sa couleur et sa tendresse. Le relâchement des mœurs, la vie dépravée, les infanticides, mais aussi la dure vie quotidienne, le désespoir, la dépression, l’alcoolisme, les pulsions incontrôlées, la violence… tout cela se retrouve dans le dernier livre de Pierrick Chuto.
Le fin connaisseur du reuz, des rouges et des blancs, des républicains que la religion insupporte et des dévots qui s’étranglent dès qu’ils entendent le mot République, nous montre, une fois de plus, que Pierrick aime sa Bretagne et les Bretons.
J’ai personnellement connu la Bretagne – je n’avais pas 3 ans et c’était l’exode en 40. Nous étions arrivés à Melrand, petit village du Morbihan. Mes souvenirs sont vagues mais ils sont complétés par ceux de ma mère et de Michel, mon aîné (il a pris ses 11 ans à Melrand). Les Bretons ont été très accueillants, soucieux de faciliter au mieux notre séjour contraint.
Lisez ce livre de Pierrick Chuto. Malgré la noirceur de chacune des « affaires », on sent l’humaniste qui sait croquer des situations improbables et si bien décrire l’âme des humains.[1] / selon Catherine Raverdy, psychologue clinicienne.
Franck Boulinguez, un pro de la généalogie
Au sujet des Hors-la-loi en Bigoudénie
Marcel Perennou
Au sujet des Hors-la-loi en Bigoudénie
Autre constat, l'instruction de l'enquête ne prenait que quelques mois alors qu'aujourd'hui c'est en années. Quand aux peines, elles étaient plutôt sévères, on n'hésitait pas à raccourcir les gens où à les envoyer visiter à Cayenne ! Ceci explique peut être les manifestations de la police qui pense qu'aujourd'hui, les juges sont laxistes et que la police ne fait plus peur à personne !!!
Annie DUBOIS
Au sujet des Hors-la-loi en Bigoudénie